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Affichage des articles du novembre, 2022

Il y a des femmes remarquables et Luc Ferry par Philippe Bilger

  Philippe Bilger souligne l’essence même du féminisme (loin des idées progressistes farfelues ou des dogmes wokes invraisemblables) à travers deux figures marquantes. J’entends bien que mon titre est provocateur qui laisse entendre que la féminité n’est pas exceptionnelle en elle-même et que la parité est établie qui mêle des hommes médiocres à des femmes sans éclat. S’il y a des combats légitimes pour instaurer une égalité professionnelle et une équivalence de respect et de dignité entre les hommes et les femmes, j’avoue être lassé par le poids d’un totalitarisme pervers qui, pour paraître progressiste, vous incite à exploser d’enthousiasme dès qu’une femme parle, écrit ou se plaint, comme si nous avions affaire à des êtres fragiles et à ménager. Pour ma part je respecte trop les femmes pour les traiter avec condescendance, avec cette sorte de révérence qui signifie moins une authentique estime qu’une manière subtile et faussement noble de les traiter ...

Ecologie : Arrêtez de nous polluer et Ne nous footons pas du monde ! par Sophie de Menthon

Sophie de Menthon s’insurge contre les injonctions pléthoriques et souvent contradictoires censées servir la cause écologique. Sans parler de la multiplication des différents “pass” et “chèques” inventés par le gouvernement. Mais qui n’en a pas par-dessus la tête des semonces, des menaces, des amendes, des avertissements, des agressions, des hystéries et des représailles au nom de la planète ? A entendre les imprécateurs, nous sommes tous individuellement responsables : ici, en France, chez vous, d’un réchauffement planétaire, du CO2, des particules fines, des gaz à effet de serre, de la pollution des mers et j’en passe ! On va jusqu’à accuser le président de la République de « manquement dans la lutte contre le réchauffement climatique ». On est tombé sur la tête. Nous vivons entre nouveaux impôts et culpabilité multi-sectorielle. Alors oui, l’été a été chaud ! Oui réchauffement il y a, oui l’activité humaine a sa part de responsabi...

Lee Miller "Reporters de Guerre 1944-1945" : quand les reporters de guerre avaient du style par Jean-Paul Brighelli et A la manière de nos anciens, Souvenons-nous d'Hubert Germain, dernier compagnon de la Libération par Mélanie Courtemanche-Dancause

  Modèle, muse et maîtresse de Man Ray, avec qui elle étudia la photographie et co-inventa la solarisation, Lee Miller travaillait pour Vogue quand le magazine lui demanda de couvrir le bombardement de Londres en 1940-1941, avant de l’envoyer en France et en Allemagne en juin 1944 comme photo-reporter. Les reportages qu’elle envoya au magazine témoignent de son génie d’écriture : c’est le grand reportage porté à son plus haut point d’incandescence. Comme moi , vous êtes passé cet été à Arles, pour les Rencontres cinématographiques. Petit cru dont vous n’avez rien gardé — sinon l’exposition des photos de mode et de guerre de Lee Miller, à la Fondation Van Gogh. C’est presque un scandale : on peut donc être ravageusement belle, extrêmement douée, mener dix vies en une seule, et ne pas en faire tout un fromage. Lee Miller sur un coup de hasard rencontre Condé Nast en 1926. Le magnat vient de racheter Vogue , pour qui elle est d’abord le modèle de ...

Villerville à lheure d'hiver par Th. Morales et Tango mon amour par Marie-Hélène Verdier

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La ville normande fête, du 28 octobre au 1 er novembre, les 60 ans du film Un singe en hiver tourné dans la station normande et les 100 ans d’Antoine Blondin . 2022 est l’année du Singe en Normandie. Ce week-end, ne vous étonnez pas de les voir par centaines, le nez collé aux vitres du train Paris-Tigreville, un peu hagards, un peu mélancoliques, ils migrent vers la station balnéaire à la recherche de leurs vingt ans. Parce ce que le film d’Henri Verneuil est une borne existentielle, parce que Belmondo toréait à l’entrée de la ville avec l’intensité des enfants tristes, parce que Suzanne Flon en épouse inquiète emmerdait gentiment son mari, parce que Noël Roquevert vendait une marchandise fantasque et improbable au Chic Parisien , parce que Gabin suçait des bonbons sur un quai de gare désert, parce que la pension Dillon était prise d’une soudaine anglomanie, parce que Paul Frankeur, bistrotier amer servait un Picon-bière à la couleur ambrée, parce qu’Audiard altern...