MBAPPÉE - OF Guillaume Lanné et Un élu ne devrait pas faire ça d'Esteban Maillot
DÉCRYPTAGE. Kylian Mbappé, celui qui change tout dans le foot français
Si Noël Le Graët a lui-même déclenché la tempête qui a fini par le mettre en retrait de sa fonction de président de la Fédération française de football, pareille issue ne se serait peut-être pas produite si Kylian Mbappé, le nouveau « patron » du foot français, n’était pas sorti du bois pour l’épingler. La puissance et l’influence de la star touchent bien au-delà, désormais, de la simple sphère sportive. Mbappé veut s’afficher comme précurseur et footballeur d’un nouveau genre.
On n’est pas certain qu’aujourd’hui, cinq jours après une interview lunaire donnée à la radio, Noël Le Graët aurait été mis en retrait de ses fonctions de président de la FFF si Kylian Mbappé ne s’en était pas mêlé.
On est beaucoup, d’ailleurs, à se demander si celui qui a son rond de serviette à l’Élysée ne pourrait pas s’exprimer aussi sur la réforme des retraites ou le prix de l’essence, pour voir.
Juste quelques mots, donc, écrits dimanche dernier sur un réseau social, une grosse heure après que le dirigeant déchu ait notamment dérapé sur une icône nationale. « Zidane c’est la France, on ne manque pas de respect à la légende comme ça ! » Puis l’avalanche.
Mbappé, parfait stratège de l’époque moderne, ne dit jamais rien par hasard. Celui qui se sait désormais leader d’opinion, même au-delà du foot, ainsi qu’il l’a toujours rêvé dans un plan de carrière où courir derrière un ballon n’est pas l’unique objectif, n’ignorait pas que sa sortie pèserait. Elle a été vue par plus de cent millions de personnes.
C’était pour lui, aussi, une occasion en or d’envoyer sur le gril son « patron » en équipe de France, avec lequel la rupture était consommée : victime de messages racistes après son penalty raté contre la Suisse à l’Euro 2021, Mbappé n’avait pas du tout apprécié que Le Graët fasse comme si rien n’avait existé à ce sujet.Contrôle et puissance
En mars 2022, c’est lui qui avait sonné la révolte contre la FFF sur la convention des droits collectifs à l’image des Bleus, entraînant les joueurs cadres, pour finir par faire plier Le Graët avant la Coupe du monde. En ce mois de janvier, ce fut comme un coup de grâce.
Mbappé, qui aime tout contrôler et se sentir puissant, n’a
peur de rien. De fait, il n’a plus à craindre grand-chose. Il est un
footballeur d’un nouveau genre, un peu précurseur. Il l’assume
totalement. Il cherche ce statut, même.
Mbappé a acquis sur le terrain la légitimité pour exercer aujourd’hui une influence gigantesque, jusqu’à devenir modèle de société. Plus puissant que certains puissants.
Le Mondial au Qatar a décuplé sa popularité, servi de nouveau levier à son ascension, le consacrant leader absolu de l’équipe de France.
ÉLU DE LA NUPES ...
Le député de la Nupes, Thomas Portes (LFI), a publié une photo où il se met en scène le pied sur la tête du ministre du Travail, écharpe tricolore en bandoulière, lors d’une manifestation contre la réforme des retraites. L’élu a refusé de s’excuser. L’alliance des partis de gauche, inféodée à ce que l’extrême gauche a de plus révulsant, semble prête à tout pour polluer les débats. Indigne !
Une foule d’électeurs en errance ont porté jusqu’au Palais Bourbon des sauvageons, qui n’ont que leur crapulerie pour s’exprimer, et la violence pour exister.
Gaudriole ? bah voyons…
Jeudi 9 février dernier, un syndicaliste de coutume, ouvertement communiste, honorable président-fondateur d’un spectral « Observatoire de l’extrême droite » – lequel ferait mieux de laver le linge sanglant du bolchévisme que de s’attaquer à des ennemis qu’il fabrique plutôt qu’il ne les étudie – Thomas Portes (LFI), a nonchalamment publié une photo de lui en train d’écraser un ballon à l’effigie d’Olivier Dussopt, ministre du Travail. Orgueilleux, le député comique refuse de formuler des excuses, et de retirer sa publication. Pendant ce temps, ses camarades nous expliquent que Monsieur Portes est protégé par l’article 11 de la Déclaration des Droits de l’Homme et du Citoyen, que le règlement de l’Assemblée nationale ne peut sanctionner pour ce motif, et qu’il ne s’agit là que d’une « gaudriole » à la française…
Abject. C’est là ce qu’il convient d’appeler un retour de bâton, dont on peut espérer que le coup de fouet rendra leur visage aussi rouge que leurs doctrines. Les mêmes qui ont fomenté la machination ridicule à l’égard de Grégoire de Fournas subissent l’avanie générale, à la différence près que cette fois, l’indignation est légitime et fondée. La cavalerie post-marxiste chevauche alors, invoquant la gouaillerie rabelaisienne, le chamboule-tout de manifestation, l’esprit français, alors que leurs sabots foulent chaque jour et l’esprit, et la France, par leur frivolité, et par leur haine anti-française. Aujourd’hui ils prouvent que l’éclat des siècles et que la lente construction du régime parlementaire n’est rien pour eux, hormis peut-être une tribune dorée leur permettant de vociférer ailleurs que sur les pavés.
Les rangs de la Nupes à l’Assemblée ? Un camp de gitans, peut-être pas… Une A.G. de Tolbiac, assurément !
Entre les myriades d’amendements rédigés par des stagiaires exténués et des collaborateurs méprisés et les inextinguibles imprécations qui fusent sur les bancs d’un hémicycle honteux, les élus de la Nupes comportent dans leurs rangs des individus qui n’ont rien à voir avec le prestige qui est censé draper les institutions républicaines. Bien au contraire, la fosse intimidante de Tolbiac, la tyrannie des minorités des assemblées estudiantines, l’arbitraire clanique et tribal des ZAD, semblent davantage convenir à la substance catastrophique de ces vilains zigomars.
Que dirait le monotone espace médiatique à la vision d’un élu du Rassemblement national réalisant le quart de ce qu’a fait Monsieur Portes, lequel d’ailleurs semble avoir hérité du communisme la barbarie de son histoire ? L’arrogance caractéristique de cette nouvelle troupe les autorise aujourd’hui à soutenir un collègue s’affichant avec l’écharpe tricolore, écrasant symboliquement un ministre. Avec goguenardise, il a osé arborer les trois couleurs de la République française, les mêmes couleurs que s’évertuait à défendre avec emphase Alphonse de Lamartine en 1848, alors que les anarchistes et les socialistes voulaient remplacer cet emblème par le drapeau rouge, celui de la Terreur, celui du sang, de la guillotine et de 1793.
Si la gauche se plaît à parler du fascisme et de Vichy au moindre débat l’opposant à la droite nationale française, l’auteur de ce papier saisit l’occasion pour rappeler à la gauche que son histoire a engendré le premier génocide de l’histoire contemporaine lors de la Terreur révolutionnaire, que les communistes léniniens ont inventé les camps de travaux forcés, que le communisme a tué plus de 100 millions de personnes, et que la coupable lâcheté de l’extrême-gauche à l’encontre de nos fonctionnaires a conduit à Samuel Paty !! Face à l’extrême violence de la société, à l’aboutissement de laquelle ces funestes idéologies ont mené, les élus doivent plus que jamais être conscients de leurs responsabilités.
Ainsi que le disait Auguste Comte, « les morts gouvernent les vivants »,
et il est bien fâcheux qu’en ces temps où l’Assemblée nationale est
livrée à l’anarchie nupesienne, le fantôme de Robespierre plane
davantage que celui de Clémenceau…
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