Les Folies GRUSS à Béziers : Travail, Famille, Patrie - et alors ? par Jean-Paul Brighelli et EELV Non - Ecologie Oui par Jean-Marc Governatori
Notre chroniqueur fut jadis un homme de cheval, et tout ce qui tient à l’art équestre ne lui est jamais indifférent. En vacances dans l’Hérault, il a passé une soirée avec la troupe d’Alexis Gruss, sixième génération d’un spectacle mêlant arts du cirque et maîtrise de la « plus noble conquête de l’homme ». Il en est visiblement revenu émerveillé.
Avant que les écolos, les antispécistes et autres défenseurs des rats parisiens et des moustiques argentins ne l’emportent et fassent interdire à jamais les zoos et les cirques, venez en foule et en famille voir ce que les Gruss — présents sur scène jusqu’à la sixième génération d’artistes à cheval — proposent à trois kilomètres de Béziers. Et vous en reviendrez enchantés.
Enchantés et surpris. Que dans la France de 2023, qui est devenue ce
que nous savons, la valeur Travail soit à ce point exaltée mérite notre
total soutien.
Le Travail, et la Grâce. J’ai eu des chevaux moi-même,
je sais combien cet animal est rétif, craintif et fantasque. Ce n’est
pas moi qui le dis, c’est Glenn Ford, qui fait la leçon à Jack Lemon
dans un monologue fameux de Cowboy, en 1958. Et je ne peux qu’admirer ce que les Gruss en obtiennent.
Pas par la force, comme dans la Haute école espagnole. Tous les dimanches matin, gratuitement, la famille Gruss vous invite à venir voir le travail de répétition qui amène ces bêtes parfois monstrueuses à obéir à des hommes qu’elles pourraient pulvériser d’un coup de sabot. Et tous les soirs, à partir de 19 heures, le spectacle se met en place, avant de commencer vraiment à 21h30, quand la nuit permet à la lumière de l’illuminer de ses fastes.
C’est la deuxième année que j’assiste à ce spectacle, qui se renouvelle chaque année. Et cette fois encore, Alexis Gruss (79 ans aux fraises) et ses enfants ont renouvelé leur spectacle : l’excellence réelle ne s’endort jamais sur ses lauriers.
Il y a les numéros que vous attendez de tout cirque qui se respecte : force, souplesse et goût du risque maîtrisé. Les démonstrations équines que vous imaginez, avec des chevaux andalous ou arabes qui vous chiqueraient si vous les laissiez faire. Les contrastes obligés entre la grâce exquise d’une écuyère osant la poste hongroise (eh non, crétins, ce n’est pas une position du kamasutra !) et des bourrins de 800 kilos pièce.
Ajoutons, pour être tout à fait exact, que les fils Gruss, Charles et Alexandre, exhibent un physique de belles brutes brunes comme Sandrine Rousseau en rêve peut-être, sans le dire. Il flotte dans tout le spectacle une rumeur de barbecue, de virilité décomplexée et de démonstrations de force et de souplesse qui indique que les Gruss ne sont pas encore tombés dans le véganisme béat.
Mais le plus beau était à finir, sous le ciel impitoyablement étoilé.
Le chanteur qui accompagne de ses rengaines les divers moments du
spectacle a entonné le « Chant des Partisans ». Puis la chanteuse,
Candice Parise, a repris la chanson qu’elle avait entonnée sur la Place
de la Concorde le 14 juillet 2022, « France », pendant qu’Alexis Gruss
et ses fils arrivaient, habillés d’un uniforme strict — et le patriarche
resta droit comme un i sur sa formidable bestiole. Ils se livrèrent
alors à un exercice complexe en agitant des drapeaux bleu-blanc-rouge
sur lesquels était imprimée une croix de Lorraine. Si. Il n’y a que sur
les terres de Robert Ménard que l’on a droit à ce genre de surprise.
Et le public a marché sans réticence, et s’est levé comme un seul homme pour saluer le vieux cavalier et ses convictions.
Il reste des lambeaux de France, çà et là. Et Les Folies Gruss (réservation ouverte jusqu’à la fin août) en apportent la démonstration chaque soir. C’est l’esprit de la Résistance, encore et toujours.
Quant à ceux qui seraient tentés de se moquer du Travail, de la Famille et de la Patrie — non, ce n’est pas seulement un slogan pétainiste ! — ou qui plaindraient ces énormes bestioles soumises à un labeur tout en dentelles, qu’ils aillent se faire empapaouter dans la banlieue de leur choix.
L’écologie est une affaire trop sérieuse pour l’abandonner à des idéologues comme Sandrine Rousseau ou Marine Tondelier. Jean-Marc Governatori, Coprésident d’Écologie au centre et élu écologiste niçois, développe une écologie raisonnable, rationnelle, respectueuse des valeurs de la République (dont l’état de droit), compatible avec le capitalisme et conciliable avec les besoins de l’industrie française. Tribune libre.
Les 2500 scientifiques du GIEC expliquent que la situation est grave. Le secrétaire général de l’ONU Antonio Guterres affirme que les deux sujets brûlants sont, d’une part, la survie de l’espèce humaine et, d’autre part, l’habitabilité de la planète. Dans cet inquiétant tableau, je rajouterai qu’il y a des problèmes tout autant angoissants : la raréfaction des matières premières, qui immanquablement fera augmenter les prix et, par conséquent, impactera le pouvoir d’achat des entreprises et des ménages. Il y a aussi la chute de la biodiversité, l’acidification des océans, la réduction de la fertilité des terres… Bref, il y a du pain sur la planche, bio de préférence.
L ‘écologie de gauche est un fléau
C’est pourquoi l’écologie de gauche en France, qui est devenu, avec la Nupes, l’écologie de l’extrême gauche, comme les éco-violences, sont à bannir. Pourquoi ?
Dans un cadre où il faut que chacun ait envie de s’impliquer, il faut susciter le maximum d’adhésion. Cela est incompatible avec les déclarations de Sandrine Rousseau :
« La valeur travail, pardon, mais c’est quand même une valeur de droite ».
« Je vis avec un homme déconstruit et je suis super heureuse ».
« L’écologie c’est pas des hommes blancs à vélo dans les villes ».
Avec cette égérie de EELV, naître homme est une faute !
Premièrement il faut cesser de sectariser l’écologie et de dire, comme le fait la secrétaire nationale Marien Tondelier, que l’écologie appartient à la gauche ou qu’il faut éliminer les milliardaires ! L’écologie appartient à tout le monde : les riches, les pauvres, les classes moyennes, les Noirs, les Blancs, les croyants et les athées…
L’écologie intelligente au pouvoir
Quand on connaît l’impact du politique sur la vie de chacun d’entre nous, on comprend aisément qu’il est vital que l’écologie prenne le pouvoir. J’ai démontré dans mes ouvrages qu’au même titre que le libéralisme, le socialisme ou le communisme, l’écologie est un projet de société complet. C’est un courant de pensée qui a deux pieds particuliers : le respect et la responsabilité. Respect des engagements, respect des différences, respect des minorités, respect de l’animal, respect du végétal. Responsabilité, parce qu’il faut avoir le courage de dire que chacun de nous est coresponsable de ce qui se passe, dans sa façon d’éduquer ses enfants, ou ne pas les éduquer d’ailleurs, dans sa façon de consommer, dans sa façon de travailler. Et bien sûr dans sa façon de voter.
Respecter notre république : la mort de Nahel, est-ce une question écologique ?
Lorsque la NUPES, EELV et LFI condamnent la police chaque fois qu’un drame arrive, c’est souvent oublier le fait générateur. Le cas de Nahel est intéressant. Bien sûr, sa mort est évidemment disproportionnée par rapport aux fautes qu’il a commises, mais la réaction de ces politiques, de dire tout de suite que c’est la faute à la police et de déresponsabiliser totalement ce délinquant routier, c’est produire de futurs Nahel.
En effet, ce jeune individu, qui n’est ni un enfant ni un ange, malgré une première sanction éducative lorsqu’il a fait un premier refus d’obtempérer, non seulement il recommence à conduire sans permis et, par conséquent, à être un danger pour les autres, mais en plus, au lieu de choisir une voiture discrète, il choisit une Mercedes, donc puissante, jaune ; il roule sur une allée de bus, à haute allure et s’engage une course-poursuite de 22 minutes avec des motards de la police nationale.
Les vidéos de la municipalité montrent que cette course-poursuite a représenté un danger pour les cyclistes et les passants et il est évident que le stress du policier était à son comble quand, enfin, il a pu intercepter Nahel. Les images semblent montrer que le policier est fautif mais seul le tribunal pourra se prononcer.
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