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La Terreur ou la guerre : les leçons de Mirabeau par Charles Rojzman

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    source : Hérodote-net  Joseph-Désiré Court, Mirabeau devant de Dreux-Brézé, 23 juin 1789. "Nous sommes ici par la volonté du peuple et nous n'en sortirons que par la force des baïonnettes" / Bridgeman Images       La France a visiblement besoin d’une révolution mais quelle révolution pourrait éviter la guerre civile ou la Terreur ? Ecoutons Mirabeau, ce grand homme de la Révolution française, mort prématurément, adulé par la foule de son vivant, mais calomnié par ses ennemis politiques et considéré jusqu’à aujourd’hui comme un traitre à la révolution, en méconnaissance totale de sa pensée et de son œuvre. La cour de Marie-Antoinette, reine de France de 1774 à 1792, est souvent décrite comme un lieu de corruption et de frivolité, ce qui a grandement contribué à la désillusion du peuple français envers la monarchie. Marie-Antoinette est connue pour son goût extravagant. Ses dépenses somptueuses sur des robes, des bijoux et des fêt...

Un bon ministre serait-il un ministre mort ? Par Dominique Labarrière et Tout ça pour ça ! par Cékine Pina

  Sans nos ex-gouvernants, on ne rirait plus en France… On aura deviné, je l’espère, que je ne souhaite évidemment la mort de personne, même pas de quelques ministres présents ou récemment remerciés. Comment se passer, en effet, de leur ridicule, de leurs postures, de leur caquetage de basse-cour dorée, de leurs grands airs de « Monsieur (ou Madame) Je-sais-tout », de leurs pensées et convictions à peu près aussi vides que les caisses de l’État et que le seront nos poches dans un futur proche ? Comment se passer de ces gens qui au fond prêteraient à rire s’ils ne nous coûtaient aussi cher ? La chose n’est pas nouvelle. Déjà en son temps, Sébastien-Roch Nicolas, dit Chamfort – de si gratifiante lecture – s’en faisait l’écho : « Sans le gouvernement, on ne rirait plus en France ». Rire jaune, le plus souvent. Très jaune même, ces temps-ci. L’une des raisons pour lesquelles ces gens-là pourraient déclencher un soupçon d’hilarité est l’aptitu...

Alain Delon, le non-vendu par Antoine Desjardins et Une virilité bien française par Philippe David

  Certes, tout le monde dira que c’était « un monstre sacré », « une légende du cinéma ». Mais il ne faut pas oublier qu’il était aussi un gaulliste et un patriote, fier et amoureux de la France. Acteur, certes, mais avant tout un homme d’honneur et de fidélité, de parole brève, qui fut, derrière des yeux glaçants de beauté, des yeux de givre bleu, un homme-braise : une braise ardente d’amour, de vérité, de passion, d’engagement filial, un homme-cri, cri muet de l’âme navrée et du souvenir meurtri, cri porté en silence, cri retenu, comme fait le loup de Vigny. Un homme décent, pudique à l’extrême, un homme soucieux de la dette symbolique, attaché aux liens invisibles et immatériels de la transmission et de la parole donnée ou reçue, de l’affection. Un nostalgique et un non-commerçant, c’est-à-dire de toute façon déjà un voyou pour notre époque actuelle. Un homme du respect et de la distance, fuyant la fusion et ses mensonges simulacr...

Mélodie au 36ème dessous par Georgia Ray Alain Delon, clair-obscur en chair et en os par Daniel Salvatore Schiffer

  Avec la mort d’Alain Delon disparaît le visage de la France d’hier qui, dans un parfum d’éternité, encensait la beauté, le talent et l’intelligence. Le grand acteur aimait les femmes et admirait ses aînés avec sincérité : une vraie leçon d’humilité. Alain Delon est mort ce 18 août. Il était l’un des derniers félins du cinéma français. L’émotion est grande : il n’est pas scandaleux de mourir à 88 ans, mais cet âge-là emporte aujourd’hui avec lui une époque dont sont également nostalgiques ceux qui ne l’ont pas vécue. En monstre sacré du 7 ème art, Alain Delon nous quitte entre les deux films du moment, le court-métrage plutôt réussi des Olympiades parisiennes et le mauvais long métrage politique de la Dissolution & Co. En acteur de droite au patriotisme sincère, son départ éclipse – belle ironie du calendrier – le scénario médiatico-politique de destitution présidentielle co-écrit cet été avec gourmandise par quelques saltimbanques LFIs...

La France violentée par Marie-Hélène Verdier et Jeux de Paris, quand on veut, on peux par Gabriel Robin

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  Depuis la dissolution de l’Assemblée nationale et l’annonce de l’organisation d’élections législatives, nos politiques se sont empressés, non de chercher des solutions aux problèmes actuels – très graves – des Français, mais de bricoler des alliances de fortune, de s’accuser entre eux de trahison et de faire des déclarations aussi grandiloquentes que vides. Tribune. Au secours, Jeanne ! Au secours, Geneviève qui veillez sur Paris ! Ils sont devenus fous ! A peine la gifle donnée par le peuple, le président dissout l’Assemblée. Quelle violence ! Une semaine pour faire vos listes, moussaillons ! Panique à bord du navire. Sidération. Des Caciques de droite passent à l’ennemi de droite extrême. On crie à la haute trahison. Au nom de quoi ? De l’union des droites. Etonnant, non ? aurait dit Desproges. Revenons sur la folle journée du 12 juin. Le mur était blanc, le visage, pâle. Difficile de ne pas voir que le capitaine, dos au mur, nous emmenait droit dedan...

Vive le Tour par Dominique Labarrière ET Tour de France sous la canicule : la cuite monumentale de Zaaf ! par Ricardo Uztarroz

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  La 111è édition de la Grande Boucle s’élance de Florence en Italie aujourd’hui, à midi. 176 coureurs sont sur la ligne de départ, et des millions d’amateurs les attendent le long des routes de notre beau pays. Le Tour de France est une fête. Fête nationale s’il en est. Du fond de son canapé, le vaillant sportif par procuration peut tout à loisir regarder défiler le pays et s’offrir ainsi, sans même remuer un orteil, le grand dépaysement dont il est tellement friand. Le Tour, il y a d’abord les coureurs, bien entendu, gambettes alertes et vigoureuses, casaques chamarrées, regard fixé sur la ligne bleue des Vosges, la ligne d’arrivée en la circonstance. Le peloton qui passe trop vite dans le chuintement étonnamment mélodieux des mécaniques bien huilées.  Et puis il y a la fête avant la fête, la caravane publicitaire qui, elle prend son temps. C’est clinquant, tonitruant, pétaradant, toujours identique, toujours différent. Jadis, l’immortelle Yvette Ho...