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Alain Delon, le non-vendu par Antoine Desjardins et Une virilité bien française par Philippe David

  Certes, tout le monde dira que c’était « un monstre sacré », « une légende du cinéma ». Mais il ne faut pas oublier qu’il était aussi un gaulliste et un patriote, fier et amoureux de la France. Acteur, certes, mais avant tout un homme d’honneur et de fidélité, de parole brève, qui fut, derrière des yeux glaçants de beauté, des yeux de givre bleu, un homme-braise : une braise ardente d’amour, de vérité, de passion, d’engagement filial, un homme-cri, cri muet de l’âme navrée et du souvenir meurtri, cri porté en silence, cri retenu, comme fait le loup de Vigny. Un homme décent, pudique à l’extrême, un homme soucieux de la dette symbolique, attaché aux liens invisibles et immatériels de la transmission et de la parole donnée ou reçue, de l’affection. Un nostalgique et un non-commerçant, c’est-à-dire de toute façon déjà un voyou pour notre époque actuelle. Un homme du respect et de la distance, fuyant la fusion et ses mensonges simulacr...

Mélodie au 36ème dessous par Georgia Ray Alain Delon, clair-obscur en chair et en os par Daniel Salvatore Schiffer

  Avec la mort d’Alain Delon disparaît le visage de la France d’hier qui, dans un parfum d’éternité, encensait la beauté, le talent et l’intelligence. Le grand acteur aimait les femmes et admirait ses aînés avec sincérité : une vraie leçon d’humilité. Alain Delon est mort ce 18 août. Il était l’un des derniers félins du cinéma français. L’émotion est grande : il n’est pas scandaleux de mourir à 88 ans, mais cet âge-là emporte aujourd’hui avec lui une époque dont sont également nostalgiques ceux qui ne l’ont pas vécue. En monstre sacré du 7 ème art, Alain Delon nous quitte entre les deux films du moment, le court-métrage plutôt réussi des Olympiades parisiennes et le mauvais long métrage politique de la Dissolution & Co. En acteur de droite au patriotisme sincère, son départ éclipse – belle ironie du calendrier – le scénario médiatico-politique de destitution présidentielle co-écrit cet été avec gourmandise par quelques saltimbanques LFIs...

La France violentée par Marie-Hélène Verdier et Jeux de Paris, quand on veut, on peux par Gabriel Robin

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  Depuis la dissolution de l’Assemblée nationale et l’annonce de l’organisation d’élections législatives, nos politiques se sont empressés, non de chercher des solutions aux problèmes actuels – très graves – des Français, mais de bricoler des alliances de fortune, de s’accuser entre eux de trahison et de faire des déclarations aussi grandiloquentes que vides. Tribune. Au secours, Jeanne ! Au secours, Geneviève qui veillez sur Paris ! Ils sont devenus fous ! A peine la gifle donnée par le peuple, le président dissout l’Assemblée. Quelle violence ! Une semaine pour faire vos listes, moussaillons ! Panique à bord du navire. Sidération. Des Caciques de droite passent à l’ennemi de droite extrême. On crie à la haute trahison. Au nom de quoi ? De l’union des droites. Etonnant, non ? aurait dit Desproges. Revenons sur la folle journée du 12 juin. Le mur était blanc, le visage, pâle. Difficile de ne pas voir que le capitaine, dos au mur, nous emmenait droit dedan...

Vive le Tour par Dominique Labarrière ET Tour de France sous la canicule : la cuite monumentale de Zaaf ! par Ricardo Uztarroz

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  La 111è édition de la Grande Boucle s’élance de Florence en Italie aujourd’hui, à midi. 176 coureurs sont sur la ligne de départ, et des millions d’amateurs les attendent le long des routes de notre beau pays. Le Tour de France est une fête. Fête nationale s’il en est. Du fond de son canapé, le vaillant sportif par procuration peut tout à loisir regarder défiler le pays et s’offrir ainsi, sans même remuer un orteil, le grand dépaysement dont il est tellement friand. Le Tour, il y a d’abord les coureurs, bien entendu, gambettes alertes et vigoureuses, casaques chamarrées, regard fixé sur la ligne bleue des Vosges, la ligne d’arrivée en la circonstance. Le peloton qui passe trop vite dans le chuintement étonnamment mélodieux des mécaniques bien huilées.  Et puis il y a la fête avant la fête, la caravane publicitaire qui, elle prend son temps. C’est clinquant, tonitruant, pétaradant, toujours identique, toujours différent. Jadis, l’immortelle Yvette Ho...

Le miracle de Trèbes par Aurélien Marq et "En français, ma voix est plus libre" par Elisabeth Levy

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  Arnaud Beltrame est mort dans l’Aude, après avoir été égorgé dans le Super U de Trèbes par le musulman Radouane Lakdim, alors qu’il s’était volontairement substitué à un otage. « I l y en a marre de la lâcheté, de ce laxisme. Il est temps de se réveiller ! » a dit sa mère devant la cour d’assises spéciale de Paris, où sont actuellement jugés sept proches de l’islamiste qui a tué quatre personnes le 23 mars 2018. En ce moment même se tient le procès des attentats de Trèbes et de Carcassonne. En ce moment même, tous, là où nous sommes, nous pouvons constater que notre société est lancée dans une course folle vers l’abîme, et que nos dirigeants appuient des deux pieds sur l’accélérateur. Alors en ce moment même, plus que jamais, souvenons-nous que le courage, le sens du devoir, la dignité sont possibles. Souvenons-nous d’un homme qui l’a prouvé. Souvenons-nous d’Arnaud Beltrame. Six ans, déjà, depuis qu’un colonel de gendarmerie a incarné la résistan...

Didier a le bourdon et Manouchian et l'extrême droite : les pieds dans le plat de Résistance ! par Franck Crudo

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  On peuplu rien dire Son petit ventre, qui l’a rendu si crédible dans des rôles de bourgeois du milieu du XIXème siècle pour quelques téléfilms de France 3, est resté intact. Sur TF1, dans l’émission 50’Inside, face à Isabelle Ithurburu, Didier Bourdon a sorti l’artillerie lourde. À la question : peut-on imaginer le retour des « Inconnus », avec le ton d’avant, il répond : «  Ce serait compliqué aujourd’hui. Là, on aurait pas mal de soucis. On nous le dirait poliment : “On adore le sketch, mais… Il ne vaut mieux pas…” » . Un âge d’or de l’humour français Il faut revenir trente ans en arrière. Entre la fin des années 80 et le début des années 90, peu de catégories sociales ont échappé au jeu de massacre des « Inconnus », campés par Didier Bourdon et ses compères Pascal Légitimus et Bernard Campan. Du Juif du Sentier qui négocie dans des chiffres et des lettres comme on négocie un blouson en jean’s, aux Bretons qui gratte...